Accueil Prestations Adultes : La Pêche à la Mouche : Article de presse Me
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Bruno
JONCOUR 1
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ARTICLES PARUS DANS LA PRESSE OUEST FRANCE édition Quimper le 24/07/2008 : "Bruno Joncour, pédagogue de la pêche" ![]() Bruno Joncour est au courant de toutes les rivières du Sud-Finistère et transmet son savoir à ses stagiaires pour les initier à la pêche active.Les chevronnés de la pêche en rivière ne vont sans doute pas
être surpris : les truites sont attirées par les culs de canards. Il parait même
que c'est top ! Pour éviter toute interprétation grivoise, précisons tout de
suite que le cul de canard est une mouche que montent les pêcheurs de truites
sur leur bas de ligne. Mais il n'y a pas que le cul de canard dans la vie d'un
pêcheur de truites. Il y a aussi la mouche porte-bois et la mouche Adams qui,
comme son nom l'indique un peu, nous vient des États-Unis. Il y a encore la
mouche micronymphe. Une compliquée, celle-là « Cela
marche bien mais le tout c'est de la monter et après, sur l'eau, il faut la
voir » explique Bruno Joncour à Thierry C., son
stagiaire rennais d'un jour qui porte des lunettes.
« Je pratique la pêche à la mouche en autodidacte et comme je passe mes vacances à Loctudy, j'ai fait appel à Bruno Joncour pour qu'il me donne des conseils et pour éviter, dans le lancer, de prendre de mauvaises habitudes. J'ai trouvé son adresse sur Internet » explique Thierry C. qui, sous le grand ciel bleu, savoure déjà son début de journée avant même d'avoir mis sa ligne à l'eau dans le courant de l'Odet, à Lestonan. « Il faut aussi graisser une partie de la soie, et le bas de ligne. Sinon, au moment de ferrer, quand le mou se résorbe, le poisson va cracher. En montage parachute, il faut aussi graisser la mouche à coeur » continue Bruno Joncour. Comme dirait mon tonton Germain, ça cause subtil dans le milieu, et y'a de l'honneur, des fois, à être compris. Et attention, c'est pas tout : il faut savoir choisir sa mouche en fonction des rivières, des saisons et des régions. L'élève quadragénaire écoute sagement les conseils qui commencent souvent par une anecdote suivie de l'explication. En s'étonnant parfois. « Ça, je ne savais pas » commente-t-il, au fil... de la conversation. 3 poissons en huit minutes « On n'utilise pas les mêmes mouches sur l'Odet que sur la Dordogne » continue Bruno Joncour en justifiant ses explications : « La pêche n'est pas une science exacte mais elle n'est pas inexacte non plus. Il y a toujours des explications pour les bonnes et les mauvaises pêches, il faut tout analyser car il y a des paramètres que l'on peut maîtriser » Depuis plus de dix ans que Bruno Joncour est guide de pêche diplômé d'Etat, et qu'il en a fait son métier, il a animé des centaines de journées avec des stagiaires individuels comme des groupes, tant en bord mer, qu'en estuaires rivières et même sur le lac de Brennilis. La truite, le saumon, le bar, le brochet, n'ont aucun secret pour lui. Tout en parlant de ses différents lieux de pêche, Bruno Joncour a amené Thierry C. dans le lit de l'Odet et lui explique le bon geste du lancer. Tout dans le poignet. Et ils regardent comme deux chats aux aguets, la mouche qui prend le courant et vient sur eux. Il faut croire que les conseils sont bons. Moins de deux minutes après le lancer du premier fil, une truitelle mord à l'hameçon. Elle est aussitôt remise à l'eau. Deux minutes plus tard c'est un bébé saumon qui subit le même sort, d'être également remis dans le courant. Trois minutes plus tard c'est encore une truite de taille tout à fait acceptable qui gobe la mouche et se fait remonter. Thierry C. n'en revient pas ; « Autant de poisson en aussi peu de temps, je n'ai jamais vu ça, » s'étonne-t-il. « Pas besoin d'aller loin » sourit Bruno Joncour : les Sud Finistériens ne se rendent pas compte de tout le potentiel que peuvent leur offrir leurs rivières... Et la journée ne fait que commencer. "Fun Yak 390" Un article sur le bateau que j'utilise pour toutes mes sorties.
"CAP SUR L'ODET"
Difficile de ne pas succomber au charme de l'estuaire de l'Odet, situé dans le Finistère sud. Que vous soyez amateur de pêche ou de promenade en bateau, vous ne pourrez qu'être séduit par la splendeur des paysages. L'Odet est une rivière qui prend sa source à environ cinquante kilomètres de Quimper, au coeur des Montagnes noires. Avant d'entamer la traversée de cette ville, elle est rejointe par le Jet, l'un de ses principaux affluents. Elle reçoit ensuite le Frout et le Steir, puis s'élargit petit à petit et, dès qu'elle quitte Quimper, elle donne naissance à la vaste baie de Kérogan, avant de se jeter dans l'atlantique, dans une embouchure bordée par Sainte-Marine à l'ouest et par Bénodet à l'est. En raison de sa position géographique, cet estuaire se trouve soumis aux marées, mais son niveau d'eau reste toujours suffisant pour qu'il soit possible de naviguer depuis l'embouchure jusqu'aux portes de Quimper. Par le passé, le transport et l'acheminement des marchandises par bateau se faisaient par l'Odet, ce qui explique le rôle très important qu'a joué cette rivière. Au moyen âge, Bénodet servait d'avant -port commercial à Quimper. Toutes les conditions étaient donc réunies pour que les villes situées sur ses bords puissent se développer très rapidement. Aujourd'hui, c'est une rivière vraiment splendide, bordée par de nombreux manoirs et châteaux, mais aussi par une végétation absolument extraordinaire et très bien préservée. On peut d'ailleurs y effectuer de petites croisières au départ de Bénodet et de Loctudy. En bref, l'Odet est un véritable petit coin de paradis qui vaut vraiment son détour. Les accès Si vous possédez un gros bateau, il est préférable d'utiliser la mise à l'eau qui se trouve à Bénodet. Pour vous y rendre, il suffit de suivre la direction "cale de Bénodet". Pendant la période estivale, la navigation est très intense, en raison de la présence de nombreux plaisanciers. Pour limiter le nombre de bateaux sur l'Odet, cette cale sera fermée à partir du 14 juillet et jusqu'au 15 août. Mais rassurez-vous, il existe aussi deux endroits où la mise à l'eau se font très facilement. Si vous disposez d'une petite ou moyenne embarcation (modèle couramment utilisé pour pratiquer la pêche du bar), la mise à l'eau de Pors-Keraing est aussi très pratique. Pour vous y rendre à partir du pont de Cornouaille, il faut suivre la direction de Gouesnac'h, puis celle du camping de Pors- Keraing. Un peu plus en amont, à peu près à deux kilomètres, vous trouverez aussi la mise à l'eau de Pors-Meillou. Si vous n'avez pas de bateau, sachez qu'il est tout à fait possible de pratiquer du bord en suivant les nombreux sentiers de randonnée qui longent l'Odet. Dirigez-vous plutôt vers Sainte-Marine ou Bénodet et remontez tranquillement la rivière en empruntant les sentiers. Soyez très discret dans votre approche, car les bordures sont souvent prometteuses, surtout lorsqu'elles sont ombragées. La pêche aux leurres est très intéressante. C'est surtout en fin de descendante et en début de montante que vous obtiendrez les meilleurs résultats. La pêche du bord peut se pratiquer avec des appâts naturels, que ce soit avec des gravettes, arénicoles, bibis, crevettes ou encore des crabes. Si vous souhaitez pêcher avec de tels appâts, dirigez-vous plutôt vers l'embouchure et plutôt de nuit, à proximité de Bénodet ou de Sainte-Marine. Journée palpitante! Pour vous présenter ce coin de pêche, quoi de plus normal que de s'entourer d'un pêcheur du cru. Pour cela, nous avons fait appel à Bruno Joncour, moniteur et guide de pêche en Bretagne sud. Pêcheur très polyvalent, il est avant tout spécialisé dans la pêche de la truite à la mouche dans les petites et moyennes rivières. C'est aussi un passionné de la pêche du bar qu'il traque aussi bien à la mouche qu'aux leurres, et il connaît l'Odet comme sa poche. Nul doute qu'avec un pêcheur aussi expérimenté, nous allons passer une excellente journée et que les poissons n'auront qu'à bien se tenir. Cependant, nous sommes en début de saison (mi-avril) et tous les poissons n'ont pas encore regagné l'estuaire. Nous nous donnons donc rendez-vous à la mise à l'eau de Pors-Keraing où Bruno prépare tout son matériel. La marée est entrain de descendre et, comme il ne veut surtout pas rater les dernières heures de descendante, nous nous empressons d'embarquer sur son petit bateau. Jean -Yves, un très bon ami de Bruno qui connaît lui aussi très bien l'Odet se joint à nous. Pendant un bon quart d'heure, nous remontons l'Odet (en direction de Quimper) sur 3 kilomètres. Pendant ce temps, Bruno en profite pour me dévoiler ses petites combines ainsi que le matériel qu'il utilise. Il commence toujours la journée par un peu de théorie avant de passer à la pratique. Bruno s'engouffre dans un petit bras de l'Odet et nous donne le feu vert pour commencer la partie de pêche. Voilà maintenant trois heures que la marée descend et le courant est assez rapide. Sans perdre la moindre seconde, Jean-Yves et moi nous nous empressons d'effectuer nos premiers lancers. Quant à Bruno, il tient les commandes du bateau. Moteur à l'arrêt, il le laisse dériver tranquillement dans le courant en prenant soin de toujours bien nous placer à proximité des bordures balayées par le courant. Nous commençons à pêcher avec des leurres à bavette. Bruno nous conseille d'utiliser le Bevy Shad (Lucky Craft) de couleur claire qui donnent souvent de bons résultats. Il nous explique aussi qu'à la belle saison les leurres de surface, tels les stick-baits ou les petits poppers, sont encore plus adaptés. Au bout de vingt minutes, personne n'a encore enregistré la moindre touche, mais peu après, Jean-Yves en ressent une et s'empresse de ferrer. Le poisson qui se positionne dans le courant ne facilite pas le combat, et il réussit même à se décrocher. Dix minutes plus tard, même scénario, mais cette fois le bar semble plus petit. De mon côté, pas la moindre touche, les dieux ne semblent pas vraiment avec moi. Bruno se rapproche encore des bordures de façon à lancer à ras de la berge. Très rapidement, Jean-Yves ouvre les festivités et attrape un beau poisson d'environ 2 kg. Pas si mal que ça pour le début de saison. Une bonne demi-heure plus tard, j'enregistre à mon tour une touche très franche et je me trouve à la lutte avec un joli poisson qui se débat comme un lion. Il est plus petit que celui de Jean-Yves, mais il dépasse largement le kilo. Sur le bateau, tout le monde a le sourire, surtout Bruno, très heureux de voir que les bars sont entrés dans l'estuaire et que la saison s'annonce sous les meilleurs auspices. Il profite aussi de cette belle journée pour pêcher un peu, et touche lui aussi un joli poisson. Pour ma part, c'est seulement à la première heure de la montante que j'enregistre une nouvelle touche, toujours sur un leurre à bavette assez claire. Le combat est à chaque fois un moment magique. Cette journée s'achève dans la bonne humeur, et je dois dire qu'elle est plutôt réussie. Même si nous avons essentiellement pêché des postes peu profonds, les leurres de surface non pas suscité la moindre attention des poissons. Je suis certain qu'ils donneront d'excellents résultats au moment de la période estivale. Bruno n'en doute d'ailleurs pas, lui non plus. En tout cas, je réessayerai un peu plus tard dans la saison, et ce d'autant plus volontiers qu'avec Bruno la bonne humeur est toujours au rendez-vous ! Ce qu'il faut retenir Avant de vous rendre sur l'Odet, commencez par consulter le calendrier des marées. Privilégiez toujours les coefficients montants. Evitez toutefois les jours de fortes marées car l'eau se trouble énormément et la pêche est beaucoup plus délicate. En cours de pêche, pendant les deux dernières heures de la descendante et les deux premières de la montante, rabattez-vous sur les bordures battues par le courant. Même si le poste ne semble pas profond, il peut abriter de très jolis poissons. Les leurres de couleur claire sont les plus adaptés. Attention cependant, lors de la saison estivale, n'hésitez pas à prospecter avec des petits leurres de surface, en particulier des petits poppers ou des stick-baits. Approchez doucement les postes et laisser vous dériver lentement, lancez ensuite votre leurre à proximité de la berge. Si le poisson est posté sous les algues, il peut ainsi s'emparer du leurre dès que celui-ci touche la surface de l'eau. Cette technique de prospection rapide vous permettra de battre beaucoup de terrain en très peu de temps. Sachez aussi que si vous voyez tournoyer des mouettes ou des sternes au dessus d'un banc de poissons, il y a fort à parier que des bars rôdent autour des parages. Je voudrais terminer en
insistant sur la fragilité de la ressource. Il est vrai que le
bar est un excellent poisson et qu'il est toujours agréable de
savourer un petit plat mijoté entre amis. Cependant, il faut
savoir la taille réglementaire de capture est fixée
à seulement 36 cm. Or, à ce stade, de nombreux bars n'ont
pas encore eu le temps de se reproduire. Faites donc l'effort de
relâcher les plus petits dans de bonnes conditions en gardant
simplement la quantité nécessaire à votre
consommation personnelle. La pêche sportive du bar est
passionnante, faisons en sorte qu'on puisse toujours pratiquer dans de
bonnes conditions. Nos pêches du futur en dépendent !
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©Bruno JONCOUR moniteur et guide de pêche 1
Chemin du Bois 29500 ERGUE GABERIC
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